Comme lors de chaque fête d’Imbolc, les membres de mon coven et moi-même avons choisi notre déesse guide pour l’année à venir. C’est, à ma connaissance, une tradition qu’on croise fréquemment dans les covens dianiques.

De prime abord, on peut se dire que changer de guide chaque année renvoie à une approche “utilitaire” des divinités, voire superficielle. Cependant, cette tradition n’empêche pas d’avoir des relations de plus longue durée avec d’autres entités, quelle que soit leur nature. Elle n’exige pas non plus une relation exclusive avec la déesse choisie. La déesse guide occupera plutôt une fonction de “fil conducteur”, à mesure que la Roue tourne.

Avec quelques années de recul, je me rends compte à quel point la déesse choisie est révélatrice de mouvements, de bourgeonnements dans l’inconscient de celui qui s’y dédie, mais qui lui sont encore imperceptibles à ce moment-là ; réveil de forces qu’elle contribuera à manifester au cours des mois à venir dans la Matérialité. Donner des exemples m’amènerait à dévoiler pas mal de choses de ma vie personnelle et je n’y tiens pas spécialement, mais croyez-moi, j’ai ri jaune plus d’une fois. Choisir une déesse guide a toujours, de mon point de vue, des répercussions, essentiellement positives, mais bien souvent … surprenantes.

Comment choisir sa déesse guide ? Au début de mon cheminement dianique, j’étais surtout mue par l’envie de découvrir des panthéons, des pratiques, des aspects précis du Divin au féminin ; j’avais tellement de choses à apprendre que choisir ma guide m’aidait à organiser mes explorations et à ne pas me perdre sur mon chemin. Par exemple, passer un an avec Aradia m’a permis de me plonger dans l’esprit originel de la Wicca ; Frigg, quant à elle, m’a amenée à approfondir une sorcellerie ancrée dans le foyer, ainsi que mes racines germaniques, comme j’en exprimais le souhait ; mais elle m’a aussi initiée de manière étonnante à la prophétie, ce à quoi je m’attendais beaucoup moins.

Au fil du temps et des surprises, j’ai appris à lâcher prise et à laisser plus de place à l’intuition, comprenant qu’il était tout aussi intéressant de laisser venir à moi ce qui devait se manifester, et de “surfer” dessus, que de réfléchir pendant x temps. Et j’avoue que depuis, le travail a encore gagné en intérêt, les prises de conscience sont encore plus fructueuses. Cette dernière année avec Nimuë, divinité de la tradition Feri, aurait pu me laisser sur les rotules ; mais en entrant gaiement dans la danse, en me laissant pleinement chevaucher par la Divine Enfant, je ressors du voyage émerveillée par les synchronicités que j’ai pu vivre et qui m’ont fait gagner en sagesse comme en sens de l’humour. Je me sens plus forte et davantage maîtresse des rouages complexes de mon existence, même s’il me reste encore pas mal de boulot à accomplir.

Cette année, c’est Isis qui m’a envoyé des pokes dès le mois de décembre ; difficile d’ignorer sa présence solaire et royale, dans mes rêves, à travers des symboles manifestés, à la radio…  et pourtant j’ai longuement hésité tant j’avais la sensation qu’elle me glissait entre les doigts et semblait revêtir des aspects qui étaient étrangers à l’Isis que je connaissais. S’agissait-il d’une autre divinité qui venait à moi ? En réalité j’oubliais qu’Isis est la Myrionyme, celle aux mille noms, aux mille visages. J’ai donc finalement choisi de me lancer dans la Roue à ses côtés ; et je tâcherai de partager quelques bribes de mon cheminement par ici.

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